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Coups de chapeau…

Les résultats électoraux sont tombés sans appel dimanche. Il faut dire bravo à certains participants:

  • Bravo à Marine Le Pen, qui a réussi encore une fois à nous prouver que la provocation avait ses limites et qu’à un moment donné il allait falloir devenir sérieuse pour avoir un programme potable. Félicitations aussi pour avoir trahi la France une seconde fois, la première en appelant à élire François Hollande pour, excusez l’approximation de la citation, « qu’il dégrade tant la situation que[ vous soyiez] le dernier rempart », ce qui vous ne l’ignorez pas est texto un appel au sabotage; et une seconde fois pour avoir permis l’élection de celui qui sera son héritier en tout. Mais après tout, cette stratégie lui permettra sans doute de cristalliser notre haine pour 2022…
  • Bravo à tous les propagandistes bobo qui ont réussi à maintenir la peur sur le pays pendant une semaine et réussi à nous faire gober que le claquement agaçant des talons aiguilles d’une avocate reconvertie était celui des bottes des hordes de fascistes français. J’émettrais une petite critique néanmoins: Atteindre le point godwin dans les 9 premiers mots d’un discours ou d’un post facebook, c’est un peu comme monter sur la table pour déféquer dans un pot de fleurs lors d’un dîner mondain. Vous n’en sortirez pas grandi bien qu’ayant attiré l’attention.
  • Bravo à François Hollande et bien sûr Emmanuel Macron. Si si, là, je suis sincère et admiratif. J’ai moqué M. Hollande sur ses techniques de PNL et d’hypnose utilisées avec la grâce d’un percheron essayant de voler comme un colibri lors du débat présidentiel précédent, ainsi que sa technique du « tous contre sarkozy » qui faisait plus penser à un acharnement de cour de récréation qu’à un vrai discours politique. Mais force m’est de constater que ça marche. Il faut lui tirer un coup de chapeau,, parfois plus c’est gros, plus ça passe. Et il l’a senti. Et son calendrier et son sens du timing ont été impeccable: lorsqu’il a été tellement détesté que le dernier support de campagne qu’il lui restait aurait été de faire imprimer son portrait sur des feuilles de papier toilettes, qu’a-t-il fait? Il a dit à son fils politique: vas-y, trahis-moi. Dis leur que je suis un pauvre con, et présente-toi. Fort le bougre. Très fort. Et ils ont réussi. Réussi à faire gober à 30% des français, peut-être parce qu’il est mignon ou jeune, qu’après avoir été élevé chez les jésuites, fait science po, avoir travaillé à la banque rotschild autrement qu’à l’équipe de nettoyage des bureau, issu du gouvernement sortant qui s’est entièrement rallié à lui, le surdoué du système était un rebelle.
  • Bravo à Benoît Hamon pour sa position. Difficile à ce stade de savoir s’il s’agissait d’inconscience ou de courage, d’abnégation ou de masochisme, mais accepter de devenir l’épouvantail d’un parti, l’homme de paille sur lequel M. Macron allait pouvoir faire feu pour pousser l’illusion jusqu’au bout, c’était un performance théâtrale qui méritait d’être soulignée. D’autant que les Français y ont cru.
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